#02

Paille Yourte

"L'histoire d'un lieu"

Autoconstruction
Lucie & Wilfried

 

Technique
Ossature en bois et remplissage en botte de paille

 

Matériaux
Bois, botte de paille, terre, chaux

 

Surface
105 m²

Coût

85 000€

Travaux
18 mois

 

Livraison
2018

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En périphérie des marais du Cotentin, à quelques kilomètres dans les terres à l’est de Granville, la Ferme du Bois Landelle insère harmonieusement ses potagers, vergers, champs et pâturages au cœur du bocage normand. Lucie, enseignante, et Wilfried, éleveur, sont les producteurs-gérants de cette exploitation agricole biologique d’environ 60 hectares créée il y a une dizaine d’année. Ils cultivent des fruits et des légumes pour leur propre consommation, des céréales pour les porcs que Wilfried élève, et commercialisent en circuit court des produits de qualité : pain paysan, charcuterie, fromages… 

Écologistes convaincus, Wilfried et Lucie ont longtemps habité dans une yourte. La naissance de leurs filles les a conduits à construire une maison en « dur » pour répondre aux nouveaux besoins d’espace d’une famille qui s’agrandit. Mais ils ne voulaient pas abandonner non plus complètement le mode d’habitat de la yourte qui les satisfaisait pleinement. D’où l’idée de la faire évoluer en système paille-yourte afin d’obtenir une habitation sédentaire conservant les qualités d’une construction légère et nomade. Pour réaliser leur maison en ossature bois et remplissage paille, Wilfried et Lucie ont choisi avec soin des matériaux en proximité directe avec le site de construction : soit naturels (la terre et le bois), soit de réemploi (la paille de blé, les pierres de soubassement et certaines ardoises).

La réussite de leur projet, où l’éthique d’un engagement durable coïncide avec l’activisme d’une pratique écologique, démontre qu’il est possible d’habiter un lieu de façon saine et responsable en tirant parti avec intelligence et modestie des ressources qu’il propose.

DÉCRYPTAGE

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Le montage de la charpente préfabriquée a été supervisé par Mathieu Landois, un charpentier local spécialisé dans les  chantier participatifs. Il est crucial pour les autoconstructeurs de connaître leurs limites et savoir se faire accompagner sur les phases le plus délicates

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Reprenant les fondations d'une ancienne yourte, la paille yourte est ajourd'hui un véritable habitat bioclimatique, très original par la forme et l'organisation des espaces qui questionne profondément la morphologie nos maisons occidentales

Lucie et Wilfried ont fondé leur mode de vie sur un réel engagement écologique. Habitant une ferme partagée, lieu propice à l’entraide, l’autonomie alimentaire et l’auto-construction, ils élèvent des cochons en plein air pour lesquels ils cultivent des céréales exclusivement biologiques. Ils organisent des marchés directement sur site afin de garantir les circuits les plus courts entre leur production agricole et les consommateurs. 

 

La yourte qu’ils occupaient depuis une dizaine d’années à une centaine de mètres de leur exploitation n’était plus adaptée pour y vivre avec de jeunes enfants. Son état par ailleurs s’était dégradé. Mal isolée, humide, susceptible de s’envoler ou de s’abîmer lors de gros orages, il était devenu nécessaire de la remplacer par une habitation plus grande et plus solide. Mais l’envie de yourte était toujours là. Comment s’y prendre pour construire une maison sédentaire en « dur » qui garderait le modèle de la yourte nomade ? Wilfried et Lucie ont su apporter des réponses de bon sens à cette question.
 

La Paille Yourte

Le plan de la maison paille yourte a été réalisé par Lucie et Wilfried. Ils ont voulu garder pour emplacement celui de leur ancienne yourte pour mettre à profit l’expérience qu’ils avaient de l’usage quotidien de cet espace pendant des années. Ils savaient ainsi exactement ce qu’ils souhaitaient conserver et les points qu’ils désiraient améliorer.

Leur maison est un habitat circulaire d’une centaine de mètre carrés avec une grande pièce à vivre au rez-de-chaussée. D’un espace généreux, très lumineuse, celle-ci est conçue pour bénéficier des apports du soleil grâce à une baie vitrée exposée sud-est. Les chambres pour les parents et les enfants se situent à l’étage, séparées les unes des autres par des cloisons en torchis. Les murs sont fabriqués avec des bottes de pailles provenant de l’exploitation agricole biologique de Lucie et Wilfried. Elles ont été mises en œuvre entre des poteaux de bois douglas local, puis enduites à l’extérieur avec un mélange chaux sable et avec la terre crue du site à l’intérieur. La charpente qui repose sur ces murs circulaires est aussi atypique que spectaculaire : restée apparente, elle relève d’un assemblage spécifique. La couverture, quant à elle, est constituée d’ardoises de réemploi chinées sur un chantier proche de démolition. 

Une auto-construction sur mesure

La méthode de construction de Lucie et Wilfried a consisté à mettre eux-mêmes la main à la pâte le plus souvent possible et à organiser ponctuellement des chantiers participatifs en accueillant des bénévoles à certaines étapes des travaux. Pour les phases plus techniques enfin, comme l’assemblage de la charpente, la construction des murs en paille et la pose des enduits en terre, ils se sont appuyés sur des artisans locaux. L’idée étant de savoir s’entourer au coup par coup chaque fois que c’était nécessaire, aussi bien pour la partie réalisée en auto-construction que pour la partie réalisée avec l’aide de professionnels. 

Les bénévoles ont été sollicités par l’intermédiaire du réseau Twiza. Des amis, des voisins et des proches de la famille ont également apporté leur concours. Des enfants ont même pu participer à certaines phases de la construction comme pour la pose des enduits en terre. Cette ouverture à un public très large pour le chantier a « fabriqué », à côté du projet en soi, des moments de partage exceptionnels qui se sont inscrits dans l’histoire de la nouvelle maison.

Enjeux environnementaux

Rien n’est considéré comme un déchet en agriculture. Tout peut être y réemployé pour d’autres usages. Cette règle d’or, Lucie et Wilfried l’ont appliquée pour la construction de leur maison. La notion de réemploi de matériaux est partie prenante de la pertinence de leur projet. Le choix de chacun d’entre eux a été minutieusement pesé. Les pierres de soubassement proviennent d’une carrière locale, le bois de la forêt avoisinante, la terre et la paille du site lui-même, les ardoises enfin d’une démolition à proximité. Cette gestion réfléchie des ressources locales favorise un bilan écologique extrêmement positif, le transport des matériaux ayant été réduit au strict minimum. L’emploi de matériaux naturels se révèle d’autre part un gage certain d’une déconstruction propre le jour venu en garantissant à leur maison une fin de vie saine et anticipée.

EN CHIFFRES

18 bénévoles

sont venus aider, se former et participer au chantier sur toute sa durée


2 mobile homes

ont été aménagés sur le site du chantier pour permettre l'accueil des visiteurs et bénévoles constructeurs


1 charpentier

spécialisé dans la construction en paille a accompagné Lucie et Wilfried pour concevoir la structure en bois et en superviser le montage sur site


0km

ont été parcourus par la paille et la terre entre les champs de la ferme de Wilfried et Lucie et le chantier pour réaliser l'isolation et les enduits

Profil habitant

ANATOMIE

1. Bois douglas

La charpente est réalisée en douglas local brut dont le bois de cœur résiste naturellement aux attaques des insectes et champignons et il possède la propriété de durcir en vieillissant.

 

2. Bois peuplier

Le peuplier est utilisé ici pour réaliser la structure qui accueille le torchis, mélange de terre et de paille, afin de réaliser les cloisons entre les différentes chambres.

 

3. Bois chêne

Le parquet en chêne reste l’une solution des les plus durables et les plus saines pour la qualité de l’air intérieur s’il est traité avec des produits naturels.

 

4. Paille

Paille de céréales bio cultivée par Wilfried sur l’exploitation même. Les petites bottes de pailles sont idéales pour assurer le remplissage des murs et garantir une bonne isolation.

5. Pierres locales

Rarement utilisées dans la construction contemporaines, les pierres sont pourtant une bonne alternative écologique aux parpaings de ciment pour réaliser les soubassements.

 

6. Laine de chanvre

Le chanvre est un matériau de construction novateur, à la fois naturel (sa pousse se fait sans pesticide, sans fongicide)  et performant (c’est un excellent isolant thermique). 

 

7. Enduit chaux

A l’extérieur, on privilégie les enduits à la chaux, plus résistants aux intempéries. La chaux fait sa prise par carbonatation, lui permettant de réabsorber le CO2 émis à la production.

 

8. Enduit terre

Les enduits intérieurs ont été réalisés avec de la terre provenant du site. Utilisée enduit, la terre crue est un matériau qui régule naturellement l’humidité des espaces intérieurs

9. Béton de ciment

Matériau très énergivore, il est utilisé ici au stricte minimum, seulement là où il est utile et efficace : des fondations périphériques en fond de fouille.

 

10. Ardoise

Une partie des ardoises a été récupérée sur un bâtiment voisin en ruine. Le réemploi est une alternatives intéressantes aux ardoises neuves, provenant en majorité d’Espagne.

 

11. Pavatex 

Les panneaux isolants de fibres de bois Pavatex (2cm) sont produits en mettant du bois à l’étuve sous pression puis défibrés entre deux disques profilés en métal.

 

12. Ouate de cellulose

Réalisée à partir d’invendus de papier journal, elle est broyée, défibrée, puis malaxée avec du sel de bore qui protège l'isolant des rongeurs et empêche la propagation du feu.

ÉTAPES DE CHANTIER

01. Soubassements

20 jours

La maison de Lucie et Wilfried reprend l’implantation de leur ancienne yourte. Pour minimiser les coûts et économiser les matériaux, ils décident de conserver les fondations existantes de la yourte pour construire leur nouvelle paille yourte. Un soubassement est créé sur la périphérie pour reprendre les charges structurelles des murs. Il garantie une garde au sol réglementaire de 20 cm pour protéger la structure en bois et l’isolation en paille de l’eau.

02. Ossature

bois

25 jours

D’un diamètre de 9,90 m pour une surface habitable de 65 m2 en rez-de-chaussée, la structure de la paille yourte est réalisée avec du bois d’ossature en pin douglas provenant de la scierie Gate à moins de 40 km de la Ferme du Bois Landelle. 25 m3 de bois ont été nécessaires à la réalisation de cette charpente construite en accompagnement avec des professionnels du métier : Mathieu Landois et la Coopérative des chantiers de demain.

3. Couverture ardoises

14 jours

Aujourd’hui en France, la production d’ardoise se fait principalement depuis l’espagne qui importe ses produits. Il est très difficile, voire impossible de trouver un gisement local. Fort de ce constat, Lucie et Wilfried décident d’utiliser dans la mesure du possible des ardoises de récupération provenant d’un chantier de démolition à côté de la Ferme du Bois Landelle. Pas suffisant pour couvrir l’ensemble, le reste des ardoises a été importé depuis l’Espagne.

04. Isolation

en paille

21 jours

La construction en paille connait un net développement dans nos territoires et beaucoup de professionnels se posent des questions sanitaires quant à l’utilisation de la paille, issu de l’agriculture conventionnelle, souvent traitée avec des pesticides, pour composer les murs de nos habitations. Ici le problème est résolu par Wilfried, paysan bio, qui cultive sa propre paille naturellement et sans traitement chimique. 320 petites bottes ont été nécessaires.

5. Enduit

extérieur

7 jours

De la chaux naturelle pure de Saint-Astier NHL 3,5 blanche a été utilisée pour réaliser les enduits extérieurs de la paille yourte. Mélangée avec du sable celle-ci permet la réalisation d’un mortier perméable, à la plasticité importante pour recevoir les éventuels mouvements futurs du sol et du bâtiment. L’occasion parfaite pour accueillir des bénévoles du Réseau Twiza, des amis proches, des agriculteurs voisins et organiser un chantier d’insertion.

06. Chantier participatif

15 personnes

Ce chantier s’inscrit dans l’histoire d’un lieu, créé par Wilfried et Lucie qui reconsidère l’acte de bâtir comme une œuvre collective. Wilfried est catégorique lorsqu’on lui demande le temps de travail consacré à la réalisation de la paille yourte, il ne considère pas cette construction comme un temps de travail mais plutôt comme un moment de plaisir partagé. Les enfants sont également présents lors du chantier ce qui enrichit l’intensité sociale.

PORTRAIT

Les habitants

Lucie & Wilfried

Lucie, 35 ans, travaille à mi-temps comme enseignante. Le potager et le chantier de la paille yourte occupent le reste de ses journées. Wilfried, paysan agriculteur de 39 ans, exploite la ferme biologique du Landelle, à proximité de Hudimesnil dans la Manche, depuis 2008.

 

ADʼA : D’où vous est venue cette idée de la Paille Yourte ? 

Installés depuis bientôt dix ans dans la région, nous avons emménagé dans la ferme du Bois-Landelle pour y reprendre une exploitation agricole biologique à taille humaine. Forts d’une volonté initiale de réduire nos consommations et de vivre en symbiose avec notre environnement, nous avons vécu les premières années dans une yourte à proximité du bâtiment agricole. Le confort quotidien qu’elle procurait nous a rapidement convaincus. La naissance de nos deux filles plus quelques tempêtes normandes nous ont cependant décidés à réimaginer notre maison en conservant l’organisation spatiale circulaire de la yourte mais avec des matériaux plus résistants. Ce projet de Paille Yourte, réalisé en ossature bois et remplissage paille, propose un espace plus grand et des séparations mieux adaptées pour y loger une famille de quatre personnes.

 

Avez-vous été accompagnés dans cette auto-construction ?

Bâtir était déjà dans nos habitudes. Mais cette fois, nous voulions participer à toutes les étapes de la construction de notre maison. On s’est tout de même fait aider par des professionnels. L’agriculture bio et le circuit court nous ont mis en contact avec tout un réseau au sein duquel nous nous entraidons volontiers les uns les autres. Trouver des gens avec qui on était sur la même longueur d’onde a été facile. Les artisans étaient pleinement motivés pour bosser sur ce projet original dans sa conception comme sa réalisation. 

 

Pourquoi avoir choisi de construire avec ces matériaux-là ? 

L’idée était de construire le plus local possible. Agriculteur paysan, je fais à manger pour mes cochons et produis des céréales, du coup j’avais de la paille à disposition sur la ferme même. De même pour la terre, excellente sur site pour faire des enduits de finitions. Pour la pierre, on trouve d’anciennes carrières de pierre de parquet aux deux autres bouts de la commune, et on a également employé des pierres d’une ancienne maison du 17e en cours de destruction. Le bois, lui, provient de la forêt de l’Orne, le département voisin. Il n’y a que pour la couverture que nous avons fait venir des ardoises d’Espagne. L’enduit extérieur est en chaux, et l’intérieur en terre du site. Quant à l’isolation des combles, elle est en ouate de cellulose.

ENTRETIEN

ADʼA : Pourquoi la France est-elle leader mondiale de la construction paille ?


L.F : En France on construit environ 300 bâtiments en paille par an, soit davantage que dans tous les pays européens réunis. Il existe notamment des grands bâtiments exemplaires de plus de 8 000 m². Le plus haut fait sept étages à Saint-Dié-des-Vosges. Ce dynamisme est notamment dû à une réglementation de la construction plus souple que dans d’autres pays. De plus, nous avons des entreprises spécialisées (phénomène quasiment unique 
en Europe), et les règles professionnelles de la construction en paille participent au bon développement de la filière en permettant l’assurabilité de ces bâtiments.

Que permettent les règles professionnelles ?

 

Elles encadrent la pratique de la construction aussi bien pour le producteur, le concepteur ou le constructeur. Le matériau provient directement de l’agriculteur, sans certification extérieure. C’est au constructeur de vérifier que ce matériau est apte à la construction, procédure qui convient aux assureurs. Nous tenions à ce que personne n’interfère en mettant un coup de tampon sur les bottes de paille entre l’agriculteur et le constructeur. Les critères de certification portent sur l’humidité, les dimensions et la masse volumique. Quand on récolte la paille dans les conditions spécifiées par les règles professionnelles, elle est adaptée pour la construction. Il suffit ensuite de la stocker à l’abri de l’humidité. Les ressources en paille existent depuis toujours. L’émergence de la filière paille ne date pourtant que d’une dizaine d’années. Qu’est-ce qui l’a permise ? La conscience écologique actuelle ? Un changement de regard ? L’existence d’une ressource ne signifie pas mécaniquement l’émergence d’une filière. On peut aller dans des régions boisées en France sans y voir des constructions en bois. La ressource et le fait de l’utiliser sont deux choses différentes. Il n’y a pas de surplus de paille, en agriculture il n’y a jamais de déchets, tout peut être réutilisé. 
La France est le premier producteur européen de céréales avec environ 70 000 000 de tonnes de grains et 30 000 000 de tonnes de paille chaque année. 60% de celle-ci sont destinés aux élevages, le reste retourne au sol. La construction en paille consomme aujourd’hui 3 000 tonnes sur 30 000 000, soit 0,01% de la production annuelle.

Si on voulait construire 500 000 logements en paille par an (plus que le nombre de logements individuels et collectifs construits actuellement par l’ensemble du BTP), il ne faudrait passer qu’à 5% de la ressource annuelle de paille. Ce ne sera donc jamais la construction en paille qui imposera la production intensive de céréales.

À quelles conditions construire en paille peut-il être intéressant écologiquement ?


Le matériau lui-même consomme peu d'énergie et on ne le produit pas spécifiquement pour la construction. Deux bons points. Mais il faut voir plus loin. Toute technique constructive que l’on modernise va se traduire par moins de main-d’œuvre et plus de machines, parce que les machines ne sont pas chères et que les ressources énergétiques et minérales sont tenues pour négligeables. Avec pour conséquence une consommation accrue d’énergie. 
A contrario, si on privilégie la main-d’œuvre aux dépens de la machine mais que tous les constructeurs viennent en voiture, le bénéfice d’impact écologique sera médiocre. Il ne faut pas oublier qu’on a affaire à une logique d’ensemble. 
Autrefois, les humains ne se déplaçaient pas, les matériaux non plus. Pour réduire son impact en construisant en paille, il convient d’utiliser de la terre et du bois local, de faire peu appel aux produits transformés et de réaliser une couverture en matériaux durables. Concernant les fondations, des pieux vissés par exemple sont un bon moyen de réduire l’impact environnemental par rapport au béton.

Y a-t-il un risque de voir de la paille produite dans la région de Lille acheminée dans le sud de la France ?


L'énergie n’est pas chère. C’est le travail humain qui coûte cher. On peut donc très bien imaginer des bottes de paille confectionnées à l’autre bout du monde et arrivant chez nous par conteneurs. Mais il s’agit d’un problème global qui n’est en rien spécifique à la construction paille. Pour moi, il n’y a pas de crainte de ce genre à avoir par rapport au développement de la filière.

L'expert

Luc Floissac

Géographe de formation, Luc Floissac est passionné par l’environnement. Il a travaillé dans le spatial, notamment dans la gestion de satellites et d’images satellite et la planétologie. Auteur d’une thèse dédiée à l’analyse semi-automatique de la géomorphologie de paysages terrestres et martiens il a fondé Eco Etude, un bureau d’études spécialiste du lien entre environnement et bâtiment. Il est très impliqué dans le RFCP (Réseau français de la construction paille) où il a coordonné l’écriture des règles professionnelles de construction.

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